La Réunion

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L’histoire de la Réunion…


grande-anse2-300x211 En 1545, alors que des marins décident de lâcher des cochons  et des chèvres sur l’île qui devient un véritable garde-manger,  on la nomme Mascareigne. Le 24 mars 1613, un pirate anglais,  Blackwell, y fait escale et lui donne le nom de « england  forrest ». En 1638, enfin, le voilier Saint-Alexis de Dieppe  aborde l’île, restée vierge et libre, et son capitaine en prend  immédiatement possession en gravant les armes du roi Louis  XIII sur un tronc d’arbre.
Le 9 février 1507, jour de la Sainte-  Apolline, le navigateur portugais Jacques Lopez de Sequeira découvre La Réunion… Une découverte qu’il juge sans doute sans grande importance puisqu’il faudra attendre le passage de Pedros Mascareinas, en 1518, pour que notre île soit répertoriée pour la première fois sous le nom de Santa Apolonia.. Une première dénomination dans la litanie des noms dont se verra affublée notre île au fil des accostages qui sont, à cette époque, assez nombreux.

Le 24 juin 1642, le cardinal de Richelieu accorde concession de l’île pour une durée de 10 ans à la Compagnie Française de l’Orient et c’est en 1643 que De Pronis, gouverneur de Fort-Dauphin (Madagascar), donne à l’île le nom francisé de « Mascarin ». C’est ce même De Pronis, devant faire face à une mutinerie à Fort -Dauphin au printemps 1646, qui par hasard sera à l’origine du peuplement de La Réunion. Ne sachant pas s’il devait exécuter les mutins ou les livrer aux malgaches, il décide en effet de les embarquer sur le St-Louis et de les abandonner sur l’île Mascarin avec des provisions, des semences et 3 chèvres. Ces 12 hommes s’établirent sur les rives de la rivière de Saint-Jean, et y vécurent 3 ans sans le moindre problème…

La Réunion: un paradis terrestre


MG_2673web-300x191Cette petite colonie s’établit à Saint Paul et s’emploie à faire fructifier ses semences. Deux cyclones détruiront cependant leurs plantations, et découragés ces premiers colons quitteront l’île sur le Thomas Guillaume vers Madrapatan.
En 1649, Flacourt, envoyé par la Compagnie de l’Orient à Fort-Dauphin pour rétablir l’ordre, réexpédie De Pronis en France et rapatrie les 12 mutins qui à la surprise générale sont sains de corps et d’esprit et qui plus est heureux de leur sort… La Réunion semble donc viable et ressemble même à s’y méprendre à un véritable paradis terrestre…
En octobre, Flacourt reprend donc possession de l’île et la nomme île Bourbon. À la suite d’une nouvelle révolte, Flacourt envoie à Bourbon le chef des mutins, Antoine Couillard, avec 13 compagnons, 6 esclaves, du bétail et quelques semences.

En novembre 1663, Louis Payen, de Vitry-le-François, débarque avec un français, 7 malgaches et 3 femmes qui profitent de cette escale pour s’enfuir dans les montagnes…

Ils seront les premiers habitants de l’île même si dès l’année suivante le peuplement suivra son cours de manière accélérée. En 1664, Colbert créé la Compagnie des Indes Orientales qui remplace la Compagnie de l’Orient et en 1667, le Saint Jean de la flotte du marquis de Montvergne, débarque à son tour sur l’île. 200 malades, 5 jeunes femmes et 1 prêtre s ‘y installent et la même année les 5 premiers mariages sont célébrés dans l’île. En 1671, un nouveau contingent arrive de Madagascar.

En janvier 1690, à la mort du gouverneur, les habitants élisent le Père Bernardin, remplacé à son tour par Vauboulou, débarqué en 1689 avec les pleins pouvoirs. Cependant le désordre règne dans l’île. Les habitants sont français pour la plupart, italiens, espagnols, portugais, allemands, anglais, hollandais, indiens… Certains sont d’anciens flibustiers, et ce métissage de cultures et d’intérêts ne se fait pas sans mal.

A cette époque, les habitants sont heureusement encore peu nombreux (538 blancs et 633 esclaves) et le calme revient très rapidement.

L’île rêve d’être le fournisseur de l’Europe en café. En 1715, des malouins introduisent dans l’île des plants de café d’Arabie, à côté des plants sauvages endémiques. Ce café dérivé du moka donnera le « bourbon rond » en opposition au « bourbon pointu » des caféiers sauvages.

L’île caresse alors le rêve d’être le fournisseur de l’Europe en café et ne tardera pas à être reconnue pour cet arôme. Cette prospérité attire de nouveaux Immigrants. La population blanche atteint 3760 habitants en 1760. Mais ceci ne dure pas longtemps. La Compagnie des Indes conseille aux planteurs l’abandon du café et l’essai du coton, du tabac ou de l’indigo. Aucun succès ne couronne ces tentatives, et ce n’est qu’au siècle suivant que les épices connaîtront un vif succès.

En 1755, Mahé de la Bourdonnais débarque à Bourbon avec le titre de gouverneur général des îles de l’Océan Indien. Son « règne » durera 10 ans et sera un véritable tournant pour l’avenir de l’île. Il la gouverne dans la perspective d’en faire une base navale de poids dans le conflit qui oppose anglais et français sur l’Océan Indien.

Son règne sera malheureusement trop court pour que tous ses projets se réalisent mais La Réunion continue quand même à prospérer.

C’est à cette époque que Joseph Hubert y introduit les premières épices: la muscade, la cannelle, le poivre, le gingembre, le clou de girofle et le safran qui offrent à La Réunion une nouvelle période dorée.

En 1789, l’île ne réagit pas à la révolution française; hormis le fait qu’en commémoration à la réunion des marseillais et des gardes nationaux le 10 août 1792, elle prend provisoirement le nom d’île de la Réunion.

En 1803, le général Decaen débarque en effet sur l’île qui devient île Bonaparte. La situation est tragique, à cause du blocus, la disette sévit et le 7 juillet 1810, l’Angleterre prend possession de l’île. Cette occupation qui durera 5 ans est en tous points négative. Seul fait marquant, unique dans les annales de la Réunion, un soulèvement des esclaves, au cours duquel on dénombrera plusieurs morts.

Quand, suite à la signature du traité de Paris, la France de la Restauration reprend possession de Bourbon redevenue La Réunion, la situation a bien changé. Libérée à tout jamais de la tutelle de l’île de France, Maurice, restée anglaise, l’île demeure seule base française de l’Océan Indien.

La France manque cruellement de sucre et c’est ainsi que la canne va en quelques années, passer au rang de monoculture. La production passe de 21 t en 1815 à 68000t en 1860, ouvrant la voie au développement industriel de l’île. Le nombre d’habitants passe de 36000 en 1778 à 110000 en 1848… La suite est également passionnante, mais il faut bien en garder un peu pour votre prochain séjour…

Les paysages sont magnifiques, les activités que vous pourrez pratiquer sont très diversifiées, et la cuisine Réunionnaise est vraiment délicieuse.

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